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Depuis 1883 contre la vivisection et pour les droits de l'animal

Nestlé – Non aux tests cruels sur les animaux

Nestlé ne doit pas contribuer à la mort chaque année de dizaines de milliers d’animaux dans d’atroces souffrances – Une solution peu onéreuse pourrait épargner ces animaux

Initialement utilisés à des fins médicales, les produits à base de toxine botulique A, appelés communément « Botox », ont progressivement été utilisés à des fins esthétiques en raison de leur capacité à atténuer temporairement l’effet de certaines rides sur le visage. Depuis plusieurs années, l’utilisation de Botox par les instituts de beauté représente la plus importante part de ventes des fabricants, bien que ces médicaments ne soient pas prévus pour cet usage.

Des tests in vivo effroyables tuant les animaux par étouffement

En raison de la dangerosité de cette toxine, chaque lot de Botox doit être testé sur des animaux ou par des tests cellulaires. Les tests sur les animaux se font selon le protocole de la DL50 (dose létale 50), soit la dose tuant 50% des animaux. Le lot contenant la toxine est injecté à différentes concentrations dans l’abdomen de plusieurs groupes de souris, lesquelles meurent dans d’effroyables souffrances par paralysie musculaire (étouffement). Leur agonie peut durer plusieurs jours.

Chaque année, des dizaines de milliers d’animaux subissent ces cruels tests toxicologiques. Pourtant, il serait possible de remplacer les animaux.

En 2011, la société Allergan, premier producteur mondial de produits thérapeutiques à base de toxine botulique A, distribués sous les marques Botox et Vistabel, annonçait avoir développé un test in vitro utilisant des cultures cellulaires, lequel permettait de remplacer plus de 80 % des animaux jusqu’alors utilisés.
Ce test mis au point après un investissement de 65 millions de dollars, a d’abord été validé par les agences de sécurité publique des Etats-Unis (FDA) et du Canada, puis par l’organisme Swissmedic en janvier 2012.

7 années après le test in vitro d’Allergan, quelles méthodes remplaçant les animaux ont été développées par les autres fabricants utilisant la toxine botulique ?

Mis sous pression dès 2012 par la réussite d’Allergan, ses principaux concurrents Merz (pour les produits Xeomin et Bocouture) et Galderma et Ipsen (pour les produits Dysport et Azzalure), annonçaient travailler eux aussi au développement d’une méthode de remplacement.

Alors que l’entreprise Merz a réussi à développer un test cellulaire en 2015, validé aujourd’hui dans 36 pays, aucune information ne permet d’envisager sérieusement le remplacement des animaux par Galderma et Ipsen,

Nestlé doit financer cette méthode de remplacement

L’entreprise Nestlé, dont le siège mondial se trouve à Vevey dans le canton de Vaud, porte une responsabilité morale dans ce statu quo. Elle est d’autant plus grande lorsque l’on sait que Nestlé a déboursé 3,1 milliards d’euros en 2014 pour le rachat de Galderma en vue du lancement de sa filiale Nestlé Skin Health, puis 1.3 milliards d’euros pour le rachat de droits exclusifs de commercialisation de plusieurs produits de dermatologie esthétique comme le Dysport et l’Azzalure.
A l’occasion de cet accord, Nestlé et Ipsen annonçaient par voie de communiqué, un partenariat exclusif pour le développement et la commercialisation de nouvelles neurotoxines, ayant pour « ambition commune de créer un leader mondial dans les neurotoxines ». Avec aussi pour ambition de devenir le leader mondial de la souffrance animale avec encore plus d’expérimentations animales ?

Une solution de rechange ne serait pourtant qu’un simple « détail » pour une entreprise comme Nestlé, qui a généré en 2017 un bénéfice net de 7,2 milliards de francs.

Que représentent les 65 millions qu’a dépensés Allergan pour le développement de son test cellulaire, pour une multinationale comme Nestlé qui génère des milliards de profits chaque année ?

D’un claquement de doigts, Nestlé pourrait lui aussi financer des recherches permettant d’épargner à des dizaines de milliers d’animaux, une mort atroce. Il est insupportable d’assister à ce mépris de la souffrance animale pour de simples questions de profits à tout prix.

Nestlé doit maintenant trouver une solution aux tests sur les animaux. Pour cette raison, l’ECEAE lance une campagne relayée en Suisse par la LSCV et appuyée par une pétition à signer en ligne, intitulée : STOP à la mort lente et effroyable de milliers d’animaux pour les produits esthétiques distribués par Nestlé !

Luc Fournier