Si vous passez par Lausanne ces prochaines semaines, vous apercevrez sur des panneaux d’affichage numérique les visuels de notre campagne.

Le test de nage forcée (TNF) est actuellement mené dans les laboratoires d’expérimentation animale de l’Université de Lausanne et de l’EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne), notamment. Comme ces deux institutions ne semblent toujours pas souhaiter participer au débat public sur ce sujet, la LSCV a décidé d’utiliser tous les moyens possibles pour sensibiliser la population. Après plus de 3’500 flyers distribués aux étudiant·e·x·s sur le campus de l’UNIL et de l’EPFL début mars, la LSCV investit les transports publics lausannois. Ces prochaines semaines, des visuels dénonçant cette expérience cruelle seront visibles sur le quai de la gare de Lausanne ou au Flon, notamment.

 

Une trentaine d’universités ont déjà sauté le pas

Nous espérons que l’UNIL et l’EPFL prendront la question en main et accepteront de faire preuve de transparence sur le test de nage forcée, dont la validité scientifique est remise en question depuis des décennies. Une trentaine d’universités à travers le monde – Au Royaume-Uni, au Canada, aux Etats-Unis ou en Colombie – ont déjà annoncé publiquement ne plus avoir recours à ce test controversé. Nos institutions suisses suivront-elles cet exemple ? Mettront-elles tout en œuvre pour développer des méthodes éthiques, modernes et efficaces pour la santé humaine ? Ou resteront-elles accrochées à une recherche scientifique archaïque et dépassée ?

La LSCV contacte régulièrement les universités et hautes écoles suisses afin de dresser un état des lieux de l’utilisation du TNF dans le pays. En effet, des demandes d’autorisation d’expériences incluant le TNF peuvent être déposées à tout moment par des chercheur·euse·s. Actuellement, le test de nage forcée est aussi mené à l’université de Zurich. Cela ne signifie pas qu’il ne sera pas utilisé à l’avenir dans d’autres universités et hautes écoles. L’université de Fribourg et l’ETH, par exemple, y avaient encore recours récemment. Aucune d’entre elles n’a pour le moment accepté notre demande de déclarer publiquement qu’elles abandonnaient l’utilisation du TNF, comme l’a fait l’Université de Bristol, par exemple.

Certaines réponses étaient cependant encourageantes. L’université de Berne nous a par exemple répondu ceci début février 2026 : “Aucun test de nage forcée selon Porsolt n’a été effectué à l’Université de Berne en 2025, et aucun n’est actuellement en cours. À l’Université de Berne, de tels tests ne seraient pas approuvés par le Bureau de protection des animaux. Si un chercheur demandait à effectuer un tel test, le Bureau de protection des animaux lui demanderait de choisir une méthode alternative.” De son côté, un responsable du 3RCC nous a indiqué fin février 2026 que “suite au lancement de la pétition de la LSCV sur le test de nage forcée nous avons décidé de nous pencher sur le sujet. Je prendrai soin de vous informer dès que nous aurons une prise de position à partager avec le public.” Au niveau de la politique cantonale et fédérale, des élues s’intéressent au sujet et réclament la fin du test de nage forcée.

 

Un gaspillage d’argent public

Ces expériences sont financées par nos impôts. Pour la LSCV, un tel gaspillage d’argent public et de vies animales est intolérable. Il est temps de se passer de ce type d’expériences, classées parmi les plus contraignantes pour les animaux. Depuis son invention dans les années 1970, le test de nage forcée est critiqué par les scientifiques eux-mêmes et n’a jamais permis de développer de traitements ou de médicaments pour soigner les humains.

 

Tant que nos hautes écoles ne s’engageront pas à ne plus utiliser le test de nage forcée, nous poursuivrons notre campagne ! 

 

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