La députée verte vaudoise Valérie Zonca a porté la voix des animaux, et notamment des rongeurs utilisés dans le cadre du test cruel de nage forcée, dans l’émission Forum de la RTS du 20 avril 2026. Elle avait déjà pris le sujet en main en déposant une interpellation au Grand Conseil vaudois.
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Dans son texte déposé en mars dernier, Valérie Zonca questionnait le test de nage forcée, cette expérience cruelle menée notamment à l’Université de Lausanne et l’EPFL. Elle rappelait que “le test de nage forcée représente un cas typique d’expérimentation qui pourrait être évitée, sans mettre en péril la recherche” et que “les expériences les plus douloureuses et les plus contraignantes – classées degré de contrainte 3 – atteignent leur niveau le plus élevé depuis 25 ans. Parmi elles figure le test de nage forcée”.
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Ce 20 avril, c’est sur les ondes de la RTS, dans l’émission Forum, que l’écologiste a pu porter les arguments de la LSCV. Face à elle, la chercheuse de l’EPFL n’a pas su défendre son sujet de manière pertinente. Elle a même avancé des arguments plus que douteux. Ce test serait selon elle “très agréable pour les animaux” avec un eau “entre 25 et 30 degrés”. Quel rêve, en effet. Et ce test ne serait, à l’entendre, pas du tout cruel. Etrange, alors, qu’il soit classé en degré 3, le plus contraignant pour les animaux. De plus, comme a pu le mentionner Valérie Zonca durant le débat : “tout ce qui est légal n’est pas forcément éthique“. Elle a aussi rappelé que la validité scientifique de ce test était décriée depuis des décennies par le milieu de la recherche lui-même, et qu’il s’agissait d’un gaspillage d’argent public.
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La représentante de l’EPFL a tenté d’expliquer que le test de nage forcée était aussi utilisé pour étudier le cerveau de manière générale, et pas seulement comme modèle de dépression. Mais pour la scientifique experte du sujet Emily Trunnell, interviewée récemment par la LSCV, que le test de nage forcée soit mené pour la recherche sur la dépression ou pas ne change rien. Car bien que le test soit évidemment stressant pour les animaux, il ne reproduit pas les types de facteurs de stress que les humains ressentent généralement.
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La chercheuse de l’EPFL a conclu le débat en affirmant qu’il n’existait pas d’alternatives au test de nage forcée. Pourtant, des scientifiques innovant·e·s trouvent des moyens d’étudier conjointement le comportement humain et la biologie, en combinant des méthodes telles que l’imagerie, l’enregistrement cérébral, les antécédents médicaux et l’étude de cellules souches pluripotentes induites dérivées de patient·e·s. Pour Emily Trunnell, il faudrait de toutes façons mettre fin au test de nage forcée, qu’il existe ou non une alternative équivalente. Pourquoi ? Car il s’agit tout simplement d’un test qui n’est pas pertinent, et qui ne fournit pas de données significatives ou fiables pour soigner les humains.
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De nombreuses hautes écoles à travers le monde se sont déjà engagées à ne plus avoir recours au test de nage forcée. En effet, une trentaine d’universités – Au Royaume-Uni, au Canada, aux Etats-Unis ou en Colombie – ont déjà annoncé publiquement avoir abandonné cette expérience controversée. En Suisse, nos institutions sont en retard. De nombreuses entreprises pharmaceutiques se sont également déjà engagées à ne plus utiliser ce test.
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