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Petite
instruction civique
Petit
Etat fédéral au centre
de l'Europe, La Suisse totalise
près de 7,5 millions d’habitants.
Berne en est la capitale depuis
1848. L’Etat suisse
regroupe 26 Etats cantonaux (cantons)
dont l’existence juridique
est garantie dans l'article premier
de la constitution fédérale.
Cela signifie qu'une révision
de la constitution est nécessaire
dans l'hypothèse de la création
ou la suppression d'un canton.
L'aspect principal du fédéralisme
réside dans la répartition
des compétences : Les
cantons ont des compétences étatiques. Les
cantons sont donc souverains et
ont le droit de légiférer
dans certains domaines (comme l’éducation
ou la fiscalité) pour autant
que la constitution fédérale
n'en dispose pas autrement.
Chaque
canton élit son gouvernement
et définit sa politique selon
des lois cantonales. Tous
les 4 ans, chaque canton élit
en votation populaire ses représentants
amenés à siéger
au Parlement fédéral
de Berne.
Le
Parlement (ou
Assemblée) fédéral est
le pouvoir législatif et comprend
deux chambres :
• La
Chambre du peuple, appelée Conseil
national. Elle compte 200 membres répartis
entre les cantons, en proportion de leur population.
• La Chambre
des cantons, appelée Conseil
des Etats. Elle compte 46 sièges.
Les
députés des deux chambres
sont élus pour une période
de quatre ans. Ils élisent pour
une même période les 7
membres (ministres) du Conseil fédéral, qui
est le pouvoir exécutif. La
présidence de la Suisse est
tenue à tour de rôle par
l’un des 7 conseillers fédéraux,
pour une durée d’une année. |
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Activité du
Parlementaire
Les
Parlementaires sont notamment
chargés de voter les
lois. Celles-ci s’élaborent
et se négocient au préalable
dans une commission
Parlementaire composée
des diverses représentations
politiques. Chaque
conseil dispose de 12 commissions
permanentes. Les commissions
du Conseil national se composent
de 25 membres, celles du Conseil
des Etats en comptent 13. |
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Les
Sessions Parlementaires
La session est la période
au cours de laquelle le Parlement
se réunit pour délibérer.
Le Conseil national et le
Conseil des États
se réunissent quatre
fois par an pour des sessions
ordinaires d’une durée
de trois semaines chacune.
Une session supplémentaire
appelée session
spéciale peut être
organisée lorsque
les sessions ordinaires ne
permettent pas d’aborder
la totalité des objets
prêts à être
traités. |
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Les
droits des Parlementaires
Interventions
Les Parlementaires disposent
de plusieurs moyens d’intervention permettant
de proposer l’adoption
de mesures ou de dispositions
législatives,
ou encore de demander
des informations ou des
rapports. Les différents
types d’intervention
sont principalement les
suivants :
• la
motion
• le
postulat
• l’interpellation
• la
question ordinaire
• l’heure
des questions (Conseil
national uniquement)
La
motion est une
intervention qui charge
le Conseil fédéral
de soumettre au Parlement
un projet ou de prendre
une mesure donnée.
La transmission d’une
motion au Conseil fédéral
requiert l’approbation
des deux chambres. Une
motion peut être
modifiée par le
second conseil sur proposition
de la commission chargée
de l’examen préalable
ou sur proposition du
Conseil fédéral.
Dans un tel cas de figure,
les modifications apportées
sont adressées
au conseil prioritaire
qui peut, soit les approuver,
soit rejeter la motion
(mais non la modifier).
Le
postulat est une
intervention qui charge
le Conseil fédéral
d’examiner s’il
y a lieu de soumettre
au Parlement un projet
de loi ou d’arrêté ou
de prendre une mesure.
Le postulat peut également
le charger de présenter
un rapport. La transmission
au Conseil fédéral
d’un postulat ne
requiert pas l’accord
de la seconde Chambre.
L’interpellation est
une intervention par laquelle
les parlementaires demandent
au Conseil fédéral
de leur fournir des informations
sur des événements
ou des problèmes
concernant soit la politique
intérieure ou extérieure,
soit l’administration.
En règle générale,
ce dernier y répond
jusqu’à la
session suivante. Une interpellation
peut être déclarée
urgente : elle est alors
traitée pendant
la session en cours. Il
peut également être
demandé que la réponse
du Conseil fasse l’objet
d’un débat.
La
question est une
intervention par laquelle
les parlementaires demandent
au Conseil fédéral
de leur fournir des informations
sur une affaire touchant
la Confédération.
La réponse du
Conseil fédéral
est adressée uniquement à l’auteur.
La question n’est
pas traitée au
conseil.
L’heure
des questions est
une séance d’une
durée de 90 minutes,
intervenant au début
des deuxième et
troisième semaines
de chaque session, au
cours desquelles le Conseil
fédéral
répond oralement
aux questions en rapport
avec l’actualité déposée
par écrit la semaine
précédente.
Droit
d’initiative
Tout membre de l’Assemblée
fédérale
et tout canton peut soumettre
une initiative à l’Assemblée
fédérale,
de même que les citoyens,
sous réserve d’un
certain nombre de conditions.
On distingue
• l’initiative
parlementaire
• l’initiative
déposée par
un canton et l’initiative
populaire.
L’initiative
parlementaire est
une intervention adressée à l’un
des conseils par laquelle
un député dépose
un projet. Les initiatives
parlementaires font l’objet
d’une procédure
d’examen préalable
visant notamment à établir
s’il y a lieu d’y
donner suite. La décision
de la commission du conseil
où a été déposée
l’initiative de
donner suite à cette
dernière requiert
l’approbation de
la commission compétente
de l’autre conseil
ou, en cas de refus de
cette dernière,
des deux conseils. |
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Vous
aussi vous avez des droits. Utilisez-les !
La démocratie directe comporte
de nombreux dispositifs permettant aux
simples citoyens que nous sommes à faire
entendre nos voix. Nos élus politiques
ne sont pas une fatalité. Si ceux-ci
ne tiennent pas leurs promesses une fois élus, à défaut
de pouvoir les renvoyer à la maison
avant le terme de leur mandat, nous pouvons
toujours contester leurs décisions
et en empêcher leurs applications.
De même, si une situation nous
semble critiquable, nous pouvons toujours
l’améliorer en soumettant
en votation la modification d’une
loi existante ou en en proposant une
nouvelle.
Les
citoyens Suisse peuvent utiliser
principalement deux dispositifs :
• l’initiative
populaire
• le
référendum
L’initiative
populaire fédérale est
une demande présentée
par un nombre minimum de 100’000
citoyens ayant le droit de vote visant à obtenir
l'adoption d'un nouvel article constitutionnel,
la modification ou l'abrogation d'articles
de la constitution. La récolte
des signatures doit intervenir dans
un délai
de 18 mois.
L’initiative
cantonale : sur le
même principe, les citoyens
d’un canton (en général
8 à 10'000 signatures sont
requises dans un délai de
4 mois) peuvent soumettre un nouvel
objet en votation cantonale.
Le référendum est
un instrument permettant au peuple
de se prononcer sur les décisions
du Parlement. On distingue alors le
référendum obligatoire
et le référendum facultatif.
Le référendum
obligatoire s’impose
lors d’actes obligatoirement
soumis au vote du peuple et des cantons,
par exemple lors d’une révision
de la Constitution.
Le
référendum
facultatif peut être demandé par
signatures de 50'000 électeurs
ou de huit cantons. Le référendum
doit être demandé dans
les 100 jours suivant la publication
du texte concerné dans la Feuille
fédérale. |
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