02 décembre
2009 - Suppression au service de la faune (DNP)
du budget des tirs de régulation par la commission
genevoise des finances |
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Retour
programmé de
la chasse à Genève
En
matière de gestion de la faune,
on regrette que ce ne soit pas toujours
les plus intelligents qui s’expriment
sur ce sujet. En faisant accepter le
18 novembre passé un amendement visant à obliger le service de
la faune à déléguer
la régulation du gibier aux chasseurs
genevois, le député libéral
Pierre Weiss en est un bon exemple.
La
chasse est interdite à Genève
depuis 35 ans
On
se rappelle qu’en 1974, après
que 72% de la population ait soutenu
en votation populaire l’interdiction
de chasser sur tout le territoire cantonal,
les autorités comme les fédérations
de chasse prévoyaient au mieux
un désastre écologique,
au pire la même chose. Finalement,
rien de tout cela n’a eu lieu.
Une dizaine d’années plus
tard, excepté un désastre
financier pour les quatre fédérations
de chasse actives dans ce canton et qui
continuaient à dénoncer «une
situation tragique», plus personne
ne soutenait les propos alarmistes tenus
alors. Même l’ancien président
de la commission de la faune déclarait : « Contrairement à ce
que l’on aurait pu penser, la plus
grande partie des problèmes que
la suppression de la chasse a posés
a été des problèmes
humains, politiques ou psychologiques
et non pas des problèmes écologiques.
Aujourd’hui, la faune de notre
canton est d’une richesse et d’une
variété exceptionnelle.
Que le peuple genevois préserve
ce trésor ! »
35
ans plus tard, la situation, au niveau
biologique, reste tout à fait
satisfaisante. Chaque promeneur peut
découvrir la richesse de la faune –notamment
dans la portion du Rhône en territoire
genevois, considérée comme
d’importance internationale- malgré le
fait que ce canton soit très densifié et
qu’il n’existe plus de grandes étendues
forestières.
Une gestion de la faune dynamique
La
situation actuelle n’est pas
due au hasard. Suite à la votation
de 1974, le service cantonal s’est
réorganisé pour soutenir
la décision des Genevois. A ce
jour, les contribuables de ce canton
peuvent être satisfaits d’avoir à la
tête de ce service des personnes
compétentes et passionnées
par leurs activités. Car gérer
la faune autrement que par l’abattage
systématique d’animaux nécessite
de trouver des réponses adaptées
aux problèmes posés. C’est
d’ailleurs bien le dynamisme de
ce service qui fait enrager la moribonde
fédération de chasse cantonale
rescapée et ses quelques relais
politiques.
Des dispositions anticonstitutionnelles
Alors
que l’article 178a de la
constitution genevoise indique clairement
que «La chasse aux
mammifères et oiseaux est interdite
sous toutes ses formes sur l’ensemble
du territoire du canton de Genève », on
ne compte plus les tentatives des députés
pour contourner cet article de la constitution.
On rappellera la motion (M1501-A) déposée
au Grand Conseil fin 2002 par 13 députés,
qui demandait au Conseil d’Etat « d’étudier
la possibilité de nommer des gardes
auxiliaires pour seconder les gardes
de l’environnement dans leurs multiples
tâches », à savoir
désigner un certain nombre de
chasseurs pour abattre le gibier.
En 2004, sur pression (on l’espère)
des députés et des milieux
agricoles, c’est le Conseiller
d’Etat Robert Cramer qui
inscrivait en 2004 dans le règlement d’application de la loi sur la
faune, le tir d’oiseaux par des
agriculteurs. Ainsi, depuis cette date,
des particuliers peuvent en toute légalité tirer
sur des étourneaux (espèce
pourtant protégée), corneilles,
pies et pigeons. Il faut préciser
que ce canton est le seul en Suisse à autoriser
des particuliers à tirer ces
oiseaux toute l’année !
Pour
justifier ces dispositions, nul ne
parle ouvertement d’une réintroduction
de la chasse, qui serait assurément
rejetée par la majorité de
la population. Il s’agit de procéder
par étape : en premier lieu,
permettre aux chasseurs de gérer
le tir du gibier. Ensuite procéder
au démantèlement du service
de l’état chargé de
ce travail en vue « d’économiser
les fonds publics ». Ceci
fait, laisser les chasseurs abattre le
gibier selon leurs méthodes, à savoir
organiser les tirs en groupe et de jour,
malgré les risques encourus pour
le public.
L’amendement du député Weiss
vise le même objectif, en parlant «d’externaliser
la régulation» au prétexte «d’économiser
400000francs et d’en
récupérer 100000
en créant des permis». Démanteler
un service de l’état pour économiser
400'000 francs prête d’ailleurs à sourire
lorsque la proposition est soutenue par
des députés issus des milieux
agricoles ou viticoles. On rappellera
que ces exploitations perçoivent
chaque année de la Confédération
plusieurs dizaines de millions de francs
rien qu’en paiement direct !
Chasse sportive
Le problème de la délégation
aux chasseurs des tirs du gibier n’est
pas seulement d’ordre éthique.
Il touche surtout la sécurité publique.
Actuellement, la régulation (qui
concerne principalement les sangliers)
s’effectue exclusivement de nuit.
Les gardes se postent à proximité des
animaux, choisissent l’animal en
fonction de son âge, son sexe,
et tirent. Dans la plupart des cas, l’animal
meurt sur le coup. A l’inverse
de la chasse au sanglier pratiquée
dans les autres cantons, il n’y
a ni battues, stressantes pour
les animaux et qui disséminent
les hardes, ni tirs hasardeux blessant
les animaux.
Mais voilà, les chasseurs genevois
qui vilipendent cette pratique jugée
peu «sportive» exigeront
rapidement le retour des battues en plein
jour, malgré le risque pour la
population. A moins, qu’à l’exemple
de la fédération de chasse
des Grisons en 2005, ils exigent également
du gouvernement que les promeneurs soient «exclus
des forêts durant la saison de
chasse».
Le nouveau Président de la fédération
de chasse genevoise ne cache d’ailleurs
pas son désir de rétablir
les tirs sans nécessité de
régulation. Il écrivait en 2008 : « Depuis
trop longtemps nous justifions la chasse,
en mettant en avant uniquement notre
rôle de régulateur de la
faune ? Cette stratégie de défense
a eu pour absurde corollaire de laisser
entendre que seule la chasse des animaux
commettant des dégâts était
défendable. Faux ! Car, s’il
y a la « chasse utile »,
il y a également la « chasse
possible » et celle-ci s'exerce
de façon très raisonnable,
sur des populations de gibier pouvant
sans problème absorber un certain
prélèvement, car elle s'inscrit
parfaitement dans le concept à la
mode et cher aux écolos de « l'utilisation
rationnelle des ressources naturelles »,
exactement comme la pêche ou la
cueillette des champignons ».
La
sécurité des
promeneurs genevois vaut-elle moins
de 400'000 francs ?
Les principaux gagnants de la votation
de 1974 sont bien les habitants de ce
canton. La possibilité de pouvoir
se promener seul ou en famille en toute
sécurité n’importe
quel jour de l’année n’est
même plus perçu comme une
chance, mais comme une situation normale.
Et en interrogeant les habitants de ce
canton, on est surpris de constater qu’ils
sont peu nombreux à savoir qu’une
interdiction de chasser est en vigueur.
Il faut avoir passé ses vacances
dans un pays ou un canton voisin durant
la période de chasse, pour se
rendre compte du calvaire enduré par
leurs habitants.
La
constitution genevoise protège
la faune
A
la manœuvre de la commission
des finances, nous pouvons rappeler une
réalité simple : il
n’est pas du ressort du Grand Conseil
de décider des tirs. Ceux-ci sont
encadrés par l’alinéa
2 de l’article 178a de la constitution
qui précise : « Le
Conseil d’Etat peut, sur préavis
d’une commission formée
des représentants des associations
protectrices des animaux et de la nature,
lever l’interdiction pour assurer
une sélection et un meilleur état
sanitaire de la faune ou pour détruire
les espèces nuisibles».
Cette
commission, la « Constituante
faune », est actuellement
composée de deux Membres, dont
un de la LSCV. Nous donnons consigne à notre
représentant de refuser tout arrêté de
tir tant que la commission des finances
n’est pas revenue sur la suppression
du budget du DNP. Tout arrêté de
tir pris à l’encontre du
préavis de la constituante faune
sera contesté auprès du
Tribunal administratif de ce canton.
Il incombera désormais à la
commission des finances de prendre ses
responsabilités en cas de dégâts
occasionnés aux cultures.
A
l’exemple de ce qui précède,
nous espérons que les Genevois
resteront vigilants. Un projet de nouvelle
constitution est en route et les habitants
de ce canton seront peut-être amenés à voter
ce nouveau texte d’ici deux à trois
ans. Si l’interdiction de chasser
n’est pas maintenue dans la constitution,
les Genevois doivent savoir que l’acceptation
de ce texte permettra la réintroduction
de la chasse par simple vote majoritaire
du Grand Conseil.
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Communiqué 19
décembre 2009
Caramba,
encore raté !
Si
on en croit la presse genevoise, la tentative
de réintroduction de la chasse
dans ce canton s’est soldée
par une séance d’humiliation
publique pour leurs auteurs.
Amené à se
prononcer -le 18 décembre à l'occasion
du vote du Budget 2020- sur l’amendement
du député libéral
Pierre Weiss visant à obliger
le canton à faire appel à des
chasseurs pour réguler la faune,
la majorité du Grand Conseil a
torpillé cette piteuse tentative :
« Un garde faune tire au maximum deux cartouches pour abattre les
sangliers, contre 10 à 15 pour un chasseur ! En plus, les bêtes
sont souvent blessées par les chasseurs » rappelait un député MCG.
« Vous voulez faire revenir dans le canton les viandards. Confier
une tâche publique à des personnes qui ont des problèmes
psychologiques et qui font du tir sur des animaux leur loisir est scandaleux » ajoutait
un député socialiste, peut-être en référence
au courrier délirant envoyé quelques jours plus tôt par
le Président de la «Saint Hubert», la moribonde fédération
de chasse genevoise.
Au
vote final, l’amendement est largement
balayé : 5 votes pour, 71
contre et 6 abstentions.
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Chasse
et éthique
Pour justifier
le retour de la chasse, ses partisans
citent en exemple les cantons voisins
dans lesquels la faune parfaitement
gérée par les fédérations
de chasse limiterait les tirs d’animaux
et les dégâts occasionnés
par ceux-ci. En 2006 toute proportion
gardée sur l’étendue
des territoires concernés, la
LSCV s’était livrée à un
comparatif sur le tir des mammifères
dont nous republions ici les principaux
points. Ceux-ci ont été établis
d’après les statistiques
de chasse établies pour l’année
2005 et publiées par les cantons
romands.
A
Genève, le tir total
de 186 animaux était
décomposé comme suit :
178 sangliers, 3 renards, 3 chats harets
et 2 lièvres. Les chasseurs
ont beau tenter de manipuler les chiffres
pour désinformer les habitants
de ce canton, le constat est clair :
excepté la population de sangliers
qui pose problème, non seulement
en Suisse mais également dans
toute l’Europe depuis une quinzaine
d’années, quelques problèmes
ponctuels dus aux populations de renards
ou de lièvres, il n’existe
pas dans ce canton une chasse « cachée » et
encore moins une chasse « étatisée ».
A l’inverse, pour se faire une
idée de ce que doit endurer la
faune (et les habitants) des cantons
voisins, il est utile de prendre connaissance
des chiffres suivants :
En 2005, le
canton de Vaud a autorisé le
tir de 7'901 animaux,
soit 546 sangliers, 9 bouquetins, 66
cerfs, 434 chamois, 51 chats harets,
337 blaireaux, 2581 chevreuils, 96
fouines, 186 lièvres et 3595
renards.
Durant la
même période, les
chasseurs du canton de Neuchâtel
ont abattu 1'094 animaux,
soit 189 sangliers, 116 chamois, 538
chevreuils, 42 lièvres et 164
renards. En ce qui concerne la raréfaction
de la population de lièvres,
la fédération de chasse
neuchâteloise écrivait
dans son rapport annuel : « C’est
un souci permanent, pratiquement dans
toute l’Europe. Petite diminution
de 3% malgré les efforts faits,
mais ce n’est pas grave. (…)
Il est très difficile de gérer
cette espèce. Nous comptons
sur les efforts faits par l’agriculture » (!)
Les chasseurs du canton
de Fribourg ont déclaré le
tir de 3'724 animaux, soit
35 sangliers, 325 chamois, 1191 chevreuils,
15 cerfs, 5 bouquetins, 15 marmottes,
2088 renards, 13 blaireaux, 16 fouines,
8 martres, 13 chats harets. En ce
qui concerne la population de sangliers,
le service cantonal de la faune écrivait : « La
chasse au sanglier a débuté le
premier septembre. Si le nombre de
sangliers abattus s’avère
insuffisant eu égard aux dommages
causés aux cultures, cette chasse
sera prolongée en plaine jusqu’en
janvier, voire en février ».
Les chasseurs du canton
du Valais ont tiré 9'664 animaux,
soit 66 sangliers,1528 cerfs, 2860
chamois, 1113 marmottes, 1378 chevreuils,
666 lièvres et 2053 renards.
Pour l’année 2005, l’indemnisation
des dégâts aux cultures
par le gibier se montait à
Fr 168'000.- à Genève,
Fr 370'000.- sur Vaud, Fr 197'000.- à Neuchâtel,
Fr 24'000.- à Fribourg et Fr 135'000.-
en Valais.
Indemnisation
des dégâts
aux cultures par le gibier
Si le canton
de Genève a mis
sur pied une politique d’indemnisation
généreuse suite à l’interdiction
de la chasse, il s’est également
doté d’un service d’aide
aux agriculteurs et viticulteurs les
secondant dans la pose de clôtures électriques
et autres protections des vergers. Mais
tel n’est pas le cas des autres
cantons.
A la différence du canton de Genève,
aucun remboursement aux cultures n’est
accordé dans les autres cantons
pour les dégâts dus aux
oiseaux. De nombreux cantons comme Neuchâtel,
refusent même d’autoriser
les tirs pour éloigner les oiseaux
des cultures en dehors de la période
de chasse. Quant aux indemnisations versées
suite à des dégâts,
elles ne concernent principalement que
les dommages causés par le sanglier,
et les remboursements restent peu élevés.
De ce fait, les quelques députés
genevois pressés de réintroduire
la chasse dans ce canton devraient réfléchir
aux conséquences de leur volonté sur
l’ensemble des exploitations agricoles
genevoise. Si la chasse devait être
réintroduite, l’arrêt
immédiat des aides cantonales
pour la préservation des cultures
et les remboursements des dégâts
sera exigé en retour. A situation
identique, il sera juste qu’une
politique d’indemnisation similaire à celles
en vigueur dans les cantons voisins soit établie.
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Accidents de chasse en Suisse
Une joggeuse
de 41 ans plombée
en pleine poitrine en Valais par
un chasseur qui voulait tirer un
chamois avec un fusil à grenaille,
un chasseur qui défigure un
autre chasseur en tirant sur une
cible « non identifiée » dans
le Jura, et enfin, encore un chasseur
de 62 ans qui fait une chute mortelle.
Les médias parlent rarement
des accidents de chasse et il aura
fallu cette série d’accidents
lors de l’ouverture de la chasse
en 2005 pour que le problème
soit soulevé. Les cantons
n’établissant aucune
statistique sur ce type d’accident,
tout au plus apprend-on de la SUVA
que 250 à 300 accidents de
chasse sont recensés chaque
année en Suisse.
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Chasseur
genevois en Biélorussie
« J’ai
tiré sur un sanglier mais
c’était un bison! »
La presse
relatait les péripéties
en novembre 2006 de deux chasseurs
genevois à l’occasion
d’une partie de chasse dans
un parc national de Biélorussie.
Les fins tireurs annonçaient
pourtant s’offrir, depuis une
trentaine d’années,
de « grandes » chasses
en Pologne, Canada et Irlande. Connaissant
maintenant les fines gâchettes,
on imagine le pire. Les autorités
biélorusses, par contre, n’avaient
pas apprécié la plaisanterie,
le bison étant une espèce
en voie d’extinction. Passeports
et fusils retirés, une forte
caution leur évitait la garde à vue.
Les deux Genevois faisaient partie
d’un voyage organisé par
une agence allemande. Celle-ci assure
une trentaine de destinations pour
chasseurs qui veulent tirer du gros
gibier: lions, léopards, buffles,
ours et éléphants.
Incorporés dans un groupe
de quatorze chasseurs, cette équipe
de courageux aventuriers avait pourtant
reçu des documents rappelant
que la chasse du bison était
strictement interdite dans le parc.
La raison pour laquelle on a retrouvé à côté des
Genevois deux bisons (une mère
de 7 ans et son petit d’un
an et demi) abattus de quatre coups
de fusils reste mystérieuse.
Néanmoins, le directeur du
parc avançait une explication
plausible : « Ces
Suisses n’avaient jamais vu
de bisons auparavant. Dans l’excitation
de la chasse, ils les auraient confondus
avec des sangliers. Un Suisse avait
déjà tué un
bison en Pologne il y a six ans.
La Suisse n’est sans doute
pas le meilleur pays pour apprendre
la zoologie ».
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Novembre 2009
Braconnage dans le Jura: condamnations
avec sursis
Le 6 novembre
2009, quatre chasseurs, dont un
ancien garde-chasse auxiliaire,
ont été condamnés
dans la plus grande affaire de braconnage
qu'a connue le Jura. Le tribunal
a prononcé contre eux des
peines avec sursis pour avoir abattu
illégalement plus de 130 animaux.
Le principal accusé, l'ancien
garde-chasse auxiliaire de 36 ans
qui se décrit comme un ami
de la nature, a été condamné vendredi
par le Tribunal correctionnel à 18
mois de prison avec sursis pendant
cinq ans pour infractions à la
loi fédérale sur la
chasse. Il devra aussi s'acquitter
d'une amende de 5000 francs. L'accusé a
braconné par cupidité,
a estimé le président
du tribunal Damien Rérat.
De 2002 à 2006, cet homme
a abattu seul ou en groupe 87 chevreuils,
26 lièvres, 9 sangliers, 8
chamois, 1 chouette et 1 chat sauvage.
Un recensement précis qui
a pu être établi grâce
au décompte que tenait l'accusé des
bêtes qu'il tuait. |
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