Septembre 2007 - Cosmétiques

Utilisation des méthodes alternatives pour tester
les cosmétiques

La nouvelle législation européenne interdisant l’expérimentation animale pour tester les produits cosmétiques commence à faire effet.
Après l’Oréal qui semble se lancer dans le financement ou le rachat de laboratoires spécialisés dans le développement de cultures in vitro, c’est au tour d’Unilever (propriétaire de marques comme Dove, Signal, Rexona, Skip, etc.) de s’offrir un modèle informatique - produit par la société américaine Entelos - qui simule la sensibilité de la peau humaine. Unilever utilisera cette technologie pour se mettre en accord avec les lois européennes qui interdiront toutes les expériences sur les animaux pour les produits cosmétiques dès le 11 mars 2009.
On se rappelle qu’au moment du vote de cette loi, les fabricants de cosmétiques criaient d’effroi, prétendant que la sécurité des consommateurs utilisant leurs produits ne pourrait plus être garantie. On se rend donc compte aujourd’hui que ces tests sur les animaux auraient pu être abandonnés depuis longtemps en raison des méthodes alternatives disponibles. Il est particulièrement affligeant de constater qu’une fois de plus, c’est contraints et forcés que les laboratoires auront abandonné l’expérimentation animale.
Alors à quand une
interdiction de l’utilisation des animaux pour la recherche médicale ?

A propos d’Entelos

Son système «PhysioLab», permet de développer différents modèles informatiques de l’être humain. Des patients virtuels peuvent ainsi être créés en tenant compte de différents paramètres dans le contexte des maladies ou des thérapies (p.ex. génomique, protéomique, physiologique, environnemental). Les différents systèmes « PhysioLab », permettent notamment la simulation d’expérimentations et de tests cliniques, qui autrefois prenaient des mois ou des années en laboratoire ou en clinique.

Fonctionnement du « patient virtuel »

Parce que la santé de chaque individu dépend d’une combinaison unique de facteurs, notamment  génétiques et environnementaux, une même maladie peut se déclarer pour des raisons différentes et à des degrés variables. Le patient virtuel d’Entelos est en premier lieu le modèle informatique d’un être humain en bonne santé. Cela permet aux chercheurs l’accès à une multitude d’informations physiologiques et donne en plus  accès à une banque de données de différentes pathologies. Le modèle fonctionne grâce à la simulation et à la comparaison d’expérimentations virtuelles avec des résultats obtenus au niveau moléculaire, cellulaire et du patient dans son entier.
Le système « PhysioLab » permet aux chercheurs de créer un nombre presque illimité de patients virtuels, qui peuvent être rendus « malades » en introduisant les paramètres de certaines maladies, mais aussi créer des maladies hypothétiques. Les modèles d’Entelos sont aujourd’hui principalement utilisés pour des recherches sur l’asthme, l’obésité, les diabètes de type 1 et 2, l’arthrite et le cholestérol.