Utilisation
des méthodes alternatives
pour tester
les cosmétiques
La
nouvelle législation européenne
interdisant l’expérimentation
animale pour tester les produits cosmétiques
commence à faire effet.
Après l’Oréal qui semble
se lancer dans le financement ou le rachat
de laboratoires spécialisés
dans le développement de cultures
in vitro, c’est au tour d’Unilever
(propriétaire de marques comme Dove,
Signal, Rexona, Skip, etc.) de s’offrir
un modèle informatique - produit par
la société américaine
Entelos - qui simule la sensibilité de
la peau humaine. Unilever utilisera cette
technologie pour se mettre en accord avec
les lois européennes qui interdiront
toutes les expériences sur les animaux
pour les produits cosmétiques dès
le 11 mars 2009.
On se rappelle qu’au moment du vote
de cette loi, les fabricants de cosmétiques
criaient d’effroi, prétendant
que la sécurité des consommateurs
utilisant leurs produits ne pourrait plus être
garantie. On se rend donc compte aujourd’hui
que ces tests sur les animaux auraient pu être
abandonnés depuis longtemps en raison
des méthodes alternatives disponibles.
Il est particulièrement affligeant
de constater qu’une fois de plus, c’est
contraints et forcés que les laboratoires
auront abandonné l’expérimentation
animale.
Alors à quand une interdiction de
l’utilisation des animaux pour la recherche
médicale ?
A propos d’Entelos
Son système «PhysioLab»,
permet de développer différents
modèles informatiques de l’être
humain. Des patients virtuels peuvent ainsi être
créés en tenant compte de différents
paramètres dans le contexte des maladies
ou des thérapies (p.ex. génomique,
protéomique, physiologique, environnemental).
Les différents systèmes « PhysioLab »,
permettent notamment la simulation d’expérimentations
et de tests cliniques, qui autrefois prenaient
des mois ou des années en laboratoire
ou en clinique.
Fonctionnement
du « patient
virtuel »
Parce que la santé de chaque individu
dépend d’une combinaison unique
de facteurs, notamment génétiques
et environnementaux, une même maladie
peut se déclarer pour des raisons
différentes et à des degrés
variables. Le patient virtuel d’Entelos
est en premier lieu le modèle informatique
d’un être humain en bonne santé.
Cela permet aux chercheurs l’accès à une
multitude d’informations physiologiques
et donne en plus accès à une
banque de données de différentes
pathologies. Le modèle fonctionne
grâce à la simulation et à la
comparaison d’expérimentations
virtuelles avec des résultats obtenus
au niveau moléculaire, cellulaire
et du patient dans son entier.
Le système « PhysioLab » permet
aux chercheurs de créer un nombre
presque illimité de patients virtuels,
qui peuvent être rendus « malades » en
introduisant les paramètres de certaines
maladies, mais aussi créer des maladies
hypothétiques. Les modèles
d’Entelos sont aujourd’hui principalement
utilisés pour des recherches sur l’asthme,
l’obésité, les diabètes
de type 1 et 2, l’arthrite et le cholestérol. |