Journal du mois de septembre
2007
Expérimentation
animale
La validité des
expériences sur les animaux remise en cause
dans une étude scientifique
Inutiles expériences…
Cette étude scientifique, qui avait pour but de démontrer
si les expériences sur les animaux pouvaient ou non donner des
informations valables pour la médecine humaine, a dévoilé le
manque de fiabilité des expériences. Le résultat,
particulièrement consternant, a mis en évidence que :
-la plupart des expériences n’étaient pas capables
de prévoir l’effet des agents traitants sur l’humain ;
-les travaux étaient généralement mal exécutés ;
-beaucoup d’expériences sur les animaux avaient été faites
alors que des études cliniques sur l’humain avaient déjà été accomplies.
176 expériences
sur les animaux analysées
Neuf scientifiques indépendants de Grande-Bretagne et d’Argentine
ont étudié six méthodes de traitements qui ont eu
des effets positifs ou négatifs sur l’être humain.
Ces études concernaient le traitement de traumatismes crâniens,
de pertes de sang, les attaques cardiaques, les problèmes de poumon
chez les bébés prématurés ainsi que de l’ostéoporose.
Pour réaliser ce projet, les comptes-rendus de travaux pratiqués
sur les animaux ont été comparés avec des statistiques
relatives à la prévision des effets sur l’être
humain. De ce fait, 176 expériences ayant utilisé un total
de 5'619 animaux (singes, rats, moutons, lapins et vaches) ont été analysées.
Ces expériences ont été massivement critiquées
dans les six cas, pour avoir été mal planifiées
et être de mauvaise qualité.
Quatre des six méthodes de traitements n’ont pas pu prévoir
les effets sur l’homme. Deux donnaient même des contre-indications, à savoir
qu’un traitement positif sur l’animal s’est avéré être
négatif sur l’humain. Beaucoup d’expériences
ont même été faites sur les animaux longtemps après
que les méthodes de traitement aient été pratiquées
sur l’homme. L’étude en a conclu que les scientifiques
travaillant en recherche fondamentale et ceux en applications cliniques
ne communiquent pas entre eux (ce qui n’est pas nouveau. Ndr).
Contribuable pigeonné
Au delà du scandale résultant de l’utilisation inutile
d’animaux et du mépris pour la souffrance de ceux-ci, on
est quand même frappé de constater que des vivisecteurs
aient réussi à trouver des pigeons pour financer
des expériences sur les animaux, alors même que des études
similaires étaient déjà été pratiquées
en milieu hospitalier. On se moquerait de savoir que des financiers
dénués d’éthique aient perdu de l’argent
dans ces expériences bidons, si celles-ci n’étaient
pas dans la plupart des cas financées par le biais des contribuables
-la recherche fondamentale étant une des spécialités
de la recherche publique !
Le comité de rédaction
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